Malgré tout, la douleur reste. Le pieux ne cesse d'être enfoncé chaque jour un peu plus, le sang coule mais une lueur reste: la foi. Même vidé de tout son sang et de tout espoir de retrouver un jour paix et sérénité le corps déambule le long des couloirs, frôle la mort juste pour voir mais même la mort ne veut pas de lui. Autant abandonner sa foi et franchir le pas. Il ne reste qu'un si petit pas avant de basculer. Le vertige n'est plus et la foi bien ancrée, trop ancrée au pus profond de ce pantin désarticulé. Il en lui reste que sa foi, qui dans le noir lui montre un bout de chemin à suivre. Un bout de chemin intact, il ne voit pas loin, ne voit rien, il est aveugle mais ce petit bout de chemin éclairé lui est visible ou alors il le sent. Il erre, en percevant, en tentant de ressentir à travers cet espace vide, vide de sens, vide. A la fois vide et rempli, rempli de parasites qui lui percent le corps de leurs humiliations et méchanceté, le corps est vide, vide de sang, vide de considération mais l'âme brillante, illuminée par la foi est intouchable. Errance et foi, voilà ce qu'il reste de ce petit corps meurtri.
NE PAS CROIRE ce qu'ILS disent.
Photo d'un inconnu, qui erre elle aussi depuis deux mille quatre.